Université Don Bosco de Lubumbashi
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[article]
Titre : Parole et pouvoir chez les Dioula de Kong Type de document : texte imprimé Auteurs : Jean Derive (1947-....), Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 19-30 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : L'exercice de la parole concerne la question du pouvoir à plusieurs titres. La description de l'étiquette même qui régit cette pratique à Kong montre qu'elle exprime déjà des rapports de pouvoir en soi, puisque certains ont le droit de parler quand d'autres doivent se taire. Mais ces rapports ne sont pas indépendants des relations de pouvoir existant par ailleurs dans la société selon des critères politiques, économiques ou coutumiers. Le pouvoir de la parole apparaît donc à un premier niveau comme une conséquence d'autres pouvoirs préalables dont il n'est qu'une marque distinctive. Mais elle n'est pas seulement un indice de pouvoir, elle est aussi un des lieux privilégiés de l'exercice d'un pouvoir effectif dans la mesure où elle est efficace. L'article étudie les différentes formes (performative, idéologique) que peut prendre à Kong cette parole efficace et en tire quelques conclusions sur le rôle capital de la parole dans l'équilibre des pouvoirs sociaux.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 19-30[article] Parole et pouvoir chez les Dioula de Kong [texte imprimé] / Jean Derive (1947-....), Auteur . - 1987 . - 19-30.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 19-30
Résumé : L'exercice de la parole concerne la question du pouvoir à plusieurs titres. La description de l'étiquette même qui régit cette pratique à Kong montre qu'elle exprime déjà des rapports de pouvoir en soi, puisque certains ont le droit de parler quand d'autres doivent se taire. Mais ces rapports ne sont pas indépendants des relations de pouvoir existant par ailleurs dans la société selon des critères politiques, économiques ou coutumiers. Le pouvoir de la parole apparaît donc à un premier niveau comme une conséquence d'autres pouvoirs préalables dont il n'est qu'une marque distinctive. Mais elle n'est pas seulement un indice de pouvoir, elle est aussi un des lieux privilégiés de l'exercice d'un pouvoir effectif dans la mesure où elle est efficace. L'article étudie les différentes formes (performative, idéologique) que peut prendre à Kong cette parole efficace et en tire quelques conclusions sur le rôle capital de la parole dans l'équilibre des pouvoirs sociaux.
[article]
Titre : La parole dans le mariage malinké Type de document : texte imprimé Auteurs : Elisabeth Ranc, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 31-44 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : La parole joue un rôle essentiel dans le mariage malinké qui est — logiquement et historiquement — un pacte d'alliance plus ou moins politique entre deux entités lignagères. L'étude du statut officiel de la parole dans ce contexte particulier, l'étude de son contenu — qu'il soit formalisé ou laissé à l'inspiration des orateurs — révèle l'importance de l'enjeu qu'elle constitue pour les tenants actuels du pouvoir (les Aînés, chefs des familles étendues), dans la dynamique des relations sociales entre bien sûr les divers groupes ligna- gers, mais aussi — et peut-être surtout — entre jeunes et vieux, et entre hommes et femmes dans une société mue par de nouvelles logiques.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 31-44[article] La parole dans le mariage malinké [texte imprimé] / Elisabeth Ranc, Auteur . - 1987 . - 31-44.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 31-44
Résumé : La parole joue un rôle essentiel dans le mariage malinké qui est — logiquement et historiquement — un pacte d'alliance plus ou moins politique entre deux entités lignagères. L'étude du statut officiel de la parole dans ce contexte particulier, l'étude de son contenu — qu'il soit formalisé ou laissé à l'inspiration des orateurs — révèle l'importance de l'enjeu qu'elle constitue pour les tenants actuels du pouvoir (les Aînés, chefs des familles étendues), dans la dynamique des relations sociales entre bien sûr les divers groupes ligna- gers, mais aussi — et peut-être surtout — entre jeunes et vieux, et entre hommes et femmes dans une société mue par de nouvelles logiques. La notion de parole dans le dialecte peul du Mâssina (Mali) / Christiane Seydou in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : La notion de parole dans le dialecte peul du Mâssina (Mali) Type de document : texte imprimé Auteurs : Christiane Seydou, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 45-66 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Pour l'étude ethnolinguistique de la notion de « parole », chez les Peuls du Mâssina (Mali), l'auteur s'en est tenue aux seuls
termes de base ; l'analyse sémantique a permis de dégager les lignes de force et de dessiner les contours du concept : la racine haal- (verbe haalde, nom haala), la plus productive et la plus employée, désigne la parole comme expression verbale de la pensée et communication d'un message ; la racine wol- (verbe wowlude, nom woliide), d'un usage moins fréquent, fait davantage
référence à la parole comme phénomène phonique et acoustique, réalisation orale de la pensée par le biais de sons articulés et
organisés ; le nominal konngol (sans verbe correspondant) désigne la parole (mot, phrase, sentence) comme élément matériel
du langage ; enfin bi'aangol, participe passif du verbe wiide (dire) qui connote l'acte pur et simple d'énonciation, désigne la parole divine (ou prophétique) en laquelle énonciation et injonction se trouvent confondues.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 45-66[article] La notion de parole dans le dialecte peul du Mâssina (Mali) [texte imprimé] / Christiane Seydou, Auteur . - 1987 . - 45-66.
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Résumé : Pour l'étude ethnolinguistique de la notion de « parole », chez les Peuls du Mâssina (Mali), l'auteur s'en est tenue aux seuls
termes de base ; l'analyse sémantique a permis de dégager les lignes de force et de dessiner les contours du concept : la racine haal- (verbe haalde, nom haala), la plus productive et la plus employée, désigne la parole comme expression verbale de la pensée et communication d'un message ; la racine wol- (verbe wowlude, nom woliide), d'un usage moins fréquent, fait davantage
référence à la parole comme phénomène phonique et acoustique, réalisation orale de la pensée par le biais de sons articulés et
organisés ; le nominal konngol (sans verbe correspondant) désigne la parole (mot, phrase, sentence) comme élément matériel
du langage ; enfin bi'aangol, participe passif du verbe wiide (dire) qui connote l'acte pur et simple d'énonciation, désigne la parole divine (ou prophétique) en laquelle énonciation et injonction se trouvent confondues.La parole à travers quelques proverbes peuls du Fouladou (Sénégal) / Roger Labatut in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : La parole à travers quelques proverbes peuls du Fouladou (Sénégal) Type de document : texte imprimé Auteurs : Roger Labatut, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 67-75 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : A partir d'une quarantaine de proverbes, l'auteur dégage les grands axes de la conception qu'ont les Peuls de la parole :
opposée aux actes qu'elle ne saurait remplacer, elle est considérée comme une activité culturelle qui fonde la dignité de la personne et a vocation à maintenir la cohésion du groupe ; dangereuse par nature et obéissant à des règles strictes de formulation, elle doit être rigoureusement maîtrisée.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 67-75[article] La parole à travers quelques proverbes peuls du Fouladou (Sénégal) [texte imprimé] / Roger Labatut, Auteur . - 1987 . - 67-75.
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Résumé : A partir d'une quarantaine de proverbes, l'auteur dégage les grands axes de la conception qu'ont les Peuls de la parole :
opposée aux actes qu'elle ne saurait remplacer, elle est considérée comme une activité culturelle qui fonde la dignité de la personne et a vocation à maintenir la cohésion du groupe ; dangereuse par nature et obéissant à des règles strictes de formulation, elle doit être rigoureusement maîtrisée.De quelques conceptions esthétiques de la parole dans la société touarègue / Jeannine Drouin in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : De quelques conceptions esthétiques de la parole dans la société touarègue Type de document : texte imprimé Auteurs : Jeannine Drouin, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 77-96 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Au centre du champ sémantique de la parole chez les Touaregs — Berbères méridionaux — awal peut être considéré comme
l'unité de base en tant que terme le moins marqué géographiquement et sémantique- ment. Terme pan-berbère, il a des sèmes communs avec d'autres termes régionaux et spécifiques. D'un point de vue rhétorique, il détermine un secteur commun avec imi « bouche » et ihs « langue », métaphores de la parole qui expriment souvent sa nocivité. Les referents esthétiques de cette société explicitent le concept de Parole dans ses relations avec le décryptage du sens sous-jacent de la plupart des énoncés : il
doit être un enseignement des valeurs, reconnues comme valides, et du bon usage de la parole. La société est le lieu
d'apprentissage de ce savoir-faire « technique » mais aussi des conventions de la communication verbale qui font référence aux
codes des rapports sociaux — codes esthétiques où les valeurs morales et les valeurs hiérarchiques sont intimement liées.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 77-96[article] De quelques conceptions esthétiques de la parole dans la société touarègue [texte imprimé] / Jeannine Drouin, Auteur . - 1987 . - 77-96.
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Résumé : Au centre du champ sémantique de la parole chez les Touaregs — Berbères méridionaux — awal peut être considéré comme
l'unité de base en tant que terme le moins marqué géographiquement et sémantique- ment. Terme pan-berbère, il a des sèmes communs avec d'autres termes régionaux et spécifiques. D'un point de vue rhétorique, il détermine un secteur commun avec imi « bouche » et ihs « langue », métaphores de la parole qui expriment souvent sa nocivité. Les referents esthétiques de cette société explicitent le concept de Parole dans ses relations avec le décryptage du sens sous-jacent de la plupart des énoncés : il
doit être un enseignement des valeurs, reconnues comme valides, et du bon usage de la parole. La société est le lieu
d'apprentissage de ce savoir-faire « technique » mais aussi des conventions de la communication verbale qui font référence aux
codes des rapports sociaux — codes esthétiques où les valeurs morales et les valeurs hiérarchiques sont intimement liées.Parole retenue et parole dangereuse chez les Touaregs du Niger / Dominique Casajus in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Parole retenue et parole dangereuse chez les Touaregs du Niger Type de document : texte imprimé Auteurs : Dominique Casajus, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 97-107 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Les diverses acceptions de awal, le mot le plus général qui puisse être associé à la notion de parole, sont d'abord examinées. Cet examen fait déjà entrevoir combien la parole est chose sociale, combien aussi bien le bavard que l'homme trop taciturne ne peuvent être considérés comme jouant pleinement leur partie dans le jeu social. C'est ce thème que veut développer la suite de l'article. On montre d'abord l'importance de la litote, la parole voilée — « ténébreuse », disent les Touaregs. Une parole trop claire, trop directe est inélégante, elle est aussi dangereuse car elle expose autrui à la malchance. La parole poétique fait seule exception à cette règle, mais cela tient à ce qu'elle sacrifie à la recherche de la beauté les règles qui président à la profération de la parole ordinaire. On retrouve ce même souci de la beauté langagière dans l'estime en laquelle sont tenus l'épigramme et la répartie bien tournée.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 97-107[article] Parole retenue et parole dangereuse chez les Touaregs du Niger [texte imprimé] / Dominique Casajus, Auteur . - 1987 . - 97-107.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 97-107
Résumé : Les diverses acceptions de awal, le mot le plus général qui puisse être associé à la notion de parole, sont d'abord examinées. Cet examen fait déjà entrevoir combien la parole est chose sociale, combien aussi bien le bavard que l'homme trop taciturne ne peuvent être considérés comme jouant pleinement leur partie dans le jeu social. C'est ce thème que veut développer la suite de l'article. On montre d'abord l'importance de la litote, la parole voilée — « ténébreuse », disent les Touaregs. Une parole trop claire, trop directe est inélégante, elle est aussi dangereuse car elle expose autrui à la malchance. La parole poétique fait seule exception à cette règle, mais cela tient à ce qu'elle sacrifie à la recherche de la beauté les règles qui président à la profération de la parole ordinaire. On retrouve ce même souci de la beauté langagière dans l'estime en laquelle sont tenus l'épigramme et la répartie bien tournée. L'amour en vert (en vers ?). « Sa peau est comme... » Poème touareg / Edmond Bernus in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : L'amour en vert (en vers ?). « Sa peau est comme... » Poème touareg Type de document : texte imprimé Auteurs : Edmond Bernus, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 109-115 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Dans un court poème touareg, la peau d'une femme anonyme est comparée à divers arbres et herbes, vivifiés par une pluie ou
une crue récente. A chaque vers, la ritournelle concernant cet épiderme féminin est associé à une espèce végétale précise. Un
petit lexique permet d'identifier les termes cités, botaniques et géographiques (crues, vallées, dépressions, etc.). Ce poème
constitue une ode à ce monde végétal sahé- lien si souvent menacé par la sécheresse.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 109-115[article] L'amour en vert (en vers ?). « Sa peau est comme... » Poème touareg [texte imprimé] / Edmond Bernus, Auteur . - 1987 . - 109-115.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 109-115
Résumé : Dans un court poème touareg, la peau d'une femme anonyme est comparée à divers arbres et herbes, vivifiés par une pluie ou
une crue récente. A chaque vers, la ritournelle concernant cet épiderme féminin est associé à une espèce végétale précise. Un
petit lexique permet d'identifier les termes cités, botaniques et géographiques (crues, vallées, dépressions, etc.). Ce poème
constitue une ode à ce monde végétal sahé- lien si souvent menacé par la sécheresse.Paroles de femmes (Moose, Burkina Faso / Oger Kaboré in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Paroles de femmes (Moose, Burkina Faso Type de document : texte imprimé Auteurs : Oger Kaboré, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 117-131 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Cet article tente d'analyser la conception de la parole féminine chez les Moose du Burkina Faso. La société moaga décrit la parole de la femme comme essentiellement dangereuse et destructrice, à l'opposé de celle de l'homme dont elle s'efforce de légitimer le caractère raisonnable et constructif. Pourtant, à l'analyse, on perçoit une reconnaissance implicite des mérites et de la valeur socio-religieuse de cette parole féminine dans certaines circonstances où elle s'avère précisément plus efficace ; éducation, consolidation du foyer, bénédiction, paix, réconciliation, « documentation », constituent les résultats heureux de l'entreprise verbale des femmes responsables. En définitive, la femme étant le champ de convergence des forces cosmiques, elle possède tout naturellement un verbe puissant et fécond. L'homme, conscient de sa faiblesse devant elle, s'abrite derrière les institutions coutumières qu'il utilise comme moyen d'endiguer cette force verbale féminine dans le cadre de l'ordre ancestral établi.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 117-131[article] Paroles de femmes (Moose, Burkina Faso [texte imprimé] / Oger Kaboré, Auteur . - 1987 . - 117-131.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 117-131
Résumé : Cet article tente d'analyser la conception de la parole féminine chez les Moose du Burkina Faso. La société moaga décrit la parole de la femme comme essentiellement dangereuse et destructrice, à l'opposé de celle de l'homme dont elle s'efforce de légitimer le caractère raisonnable et constructif. Pourtant, à l'analyse, on perçoit une reconnaissance implicite des mérites et de la valeur socio-religieuse de cette parole féminine dans certaines circonstances où elle s'avère précisément plus efficace ; éducation, consolidation du foyer, bénédiction, paix, réconciliation, « documentation », constituent les résultats heureux de l'entreprise verbale des femmes responsables. En définitive, la femme étant le champ de convergence des forces cosmiques, elle possède tout naturellement un verbe puissant et fécond. L'homme, conscient de sa faiblesse devant elle, s'abrite derrière les institutions coutumières qu'il utilise comme moyen d'endiguer cette force verbale féminine dans le cadre de l'ordre ancestral établi.
[article]
Titre : Les verbes de jugement en dagara Type de document : texte imprimé Auteurs : Alain Delplanque, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 133-147 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : L'auteur appelle « verbes de jugement » l'ensemble des verbes dagara pouvant être suivis d'une subordonnée complétive Q. Au plan morpho-syntaxique on distingue quatre types formels (selon la présence / absence d'un connecteur ; et selon le mode de Q). Au plan pragmatique, ces quatre types correspondent à quatre types d'énonciation : expositif, exercitif, comportatif et catégorique (cette structure renvoie aux quatre protagonistes de renonciation : moi, toi, lui et la norme). Mais à l'intérieur
de chaque type, il y a lieu de distinguer des sous-classes (parole/non-parole ; subjectif /objectif ; interlocuteur primordial/non primordial ou adjuvant/opposant, etc.). Au plan sémantique, on étudie les implications de chaque verbe, les variations de sens en contexte, et le rapport entre champ notionnel et richesse lexicale. Au plan sémioti- que, on repère certaines opérations dicto-modales (tables de vérité
de la connexion P-Q) et certaines valeurs predicatives (verbes à relation locative ou à relation causale). En conclusion, l'auteur — linguiste non-ethnologue — s'interroge sur l'unité du Langage humain et sur le statut respectif de la linguistique et de l'ethnolinguistique. En particulier, il souligne l'avantage qu'il y a à mener l'enquête dans la langue même (définitions de mots et tests de paraphrases). Par ailleurs, l'auteur estime que les règles qui sous-tendent la communication font partie de la culture. Il propose en
conséquence de rechercher les mécanismes cognitifs qui engendrent les cultures et les concepts opératoires qui permettraient d'appréhender des corrélations de traits ethnolinguistiques.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 133-147[article] Les verbes de jugement en dagara [texte imprimé] / Alain Delplanque, Auteur . - 1987 . - 133-147.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 133-147
Résumé : L'auteur appelle « verbes de jugement » l'ensemble des verbes dagara pouvant être suivis d'une subordonnée complétive Q. Au plan morpho-syntaxique on distingue quatre types formels (selon la présence / absence d'un connecteur ; et selon le mode de Q). Au plan pragmatique, ces quatre types correspondent à quatre types d'énonciation : expositif, exercitif, comportatif et catégorique (cette structure renvoie aux quatre protagonistes de renonciation : moi, toi, lui et la norme). Mais à l'intérieur
de chaque type, il y a lieu de distinguer des sous-classes (parole/non-parole ; subjectif /objectif ; interlocuteur primordial/non primordial ou adjuvant/opposant, etc.). Au plan sémantique, on étudie les implications de chaque verbe, les variations de sens en contexte, et le rapport entre champ notionnel et richesse lexicale. Au plan sémioti- que, on repère certaines opérations dicto-modales (tables de vérité
de la connexion P-Q) et certaines valeurs predicatives (verbes à relation locative ou à relation causale). En conclusion, l'auteur — linguiste non-ethnologue — s'interroge sur l'unité du Langage humain et sur le statut respectif de la linguistique et de l'ethnolinguistique. En particulier, il souligne l'avantage qu'il y a à mener l'enquête dans la langue même (définitions de mots et tests de paraphrases). Par ailleurs, l'auteur estime que les règles qui sous-tendent la communication font partie de la culture. Il propose en
conséquence de rechercher les mécanismes cognitifs qui engendrent les cultures et les concepts opératoires qui permettraient d'appréhender des corrélations de traits ethnolinguistiques.La bouche entre la parole et l'insulte. L'exemple du kàsīm (Burkina Faso) / Emilio Bonvini in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : La bouche entre la parole et l'insulte. L'exemple du kàsīm (Burkina Faso) Type de document : texte imprimé Auteurs : Emilio Bonvini, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 149-159 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : L'analyse des données linguistiques du kàslm révèle que la bouche est étroitement liée à la parole. D'abord, par sa subdivision anatomique en deux zones : la partie antérieure est réservée à l'expression sonore de la notion de « dire » et celle postérieure à l'expression sonore de la notion de « parler ». Il est même probable qu'il existe une subdivision anatomique supplémentaire qui partage la parole des hommes de celle qu'on prête aux animaux dans les contes. Ensuite, par l'emploi linguistique du terme « bouche », emploi qui permet de caractériser différents usages de la parole. Enfin, parce que la bouche est la cible privilégiée de l'insulte. La « bouche insultée » se transforme en contre-type anatomique de la parole, une « bouche déformée » qui perd son droit à la parole.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 149-159[article] La bouche entre la parole et l'insulte. L'exemple du kàsīm (Burkina Faso) [texte imprimé] / Emilio Bonvini, Auteur . - 1987 . - 149-159.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 149-159
Résumé : L'analyse des données linguistiques du kàslm révèle que la bouche est étroitement liée à la parole. D'abord, par sa subdivision anatomique en deux zones : la partie antérieure est réservée à l'expression sonore de la notion de « dire » et celle postérieure à l'expression sonore de la notion de « parler ». Il est même probable qu'il existe une subdivision anatomique supplémentaire qui partage la parole des hommes de celle qu'on prête aux animaux dans les contes. Ensuite, par l'emploi linguistique du terme « bouche », emploi qui permet de caractériser différents usages de la parole. Enfin, parce que la bouche est la cible privilégiée de l'insulte. La « bouche insultée » se transforme en contre-type anatomique de la parole, une « bouche déformée » qui perd son droit à la parole. « Ifá sait la parole, l'histoire, les proverbes » (Yoruba, Nigeria) / Michka Sachnine in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : « Ifá sait la parole, l'histoire, les proverbes » (Yoruba, Nigeria) Type de document : texte imprimé Auteurs : Michka Sachnine, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 161-173 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : L'approche de la notion de parole chez les Yoruba est traitée sur deux plans. Le plan du manifeste où sont analysés les termes
de base et les proverbes liés à la parole et le plan du divin où un mythe d'origine est examiné. L'interprétation du mythe établit une relation entre les deux plans : la parole, conçue comme une énergie extraordinaire qui se serait fragmentée pour être accessible aux hommes, est réunifiée par le proverbe qui en est la manifestation la plus accomplie.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 161-173[article] « Ifá sait la parole, l'histoire, les proverbes » (Yoruba, Nigeria) [texte imprimé] / Michka Sachnine, Auteur . - 1987 . - 161-173.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 161-173
Résumé : L'approche de la notion de parole chez les Yoruba est traitée sur deux plans. Le plan du manifeste où sont analysés les termes
de base et les proverbes liés à la parole et le plan du divin où un mythe d'origine est examiné. L'interprétation du mythe établit une relation entre les deux plans : la parole, conçue comme une énergie extraordinaire qui se serait fragmentée pour être accessible aux hommes, est réunifiée par le proverbe qui en est la manifestation la plus accomplie.Entre la vie et la mort : la parole des oiseaux (Gbaya, République centrafricaine) / Paulette Roulon-Doko in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Entre la vie et la mort : la parole des oiseaux (Gbaya, République centrafricaine) Type de document : texte imprimé Auteurs : Paulette Roulon-Doko, Auteur ; Raymond Doko, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 175-206 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Cette étude situe tout d'abord la parole dans l'univers des productions sonores culturellement distinguées par les Gbaya de
Centrafrique. Elle présente la parole humaine dans sa spécificité puis montre comment de nombreux bruits sont interprétés en termes de paroles. Les auteurs s'attachent alors plus particulièrement à la parole des oiseaux. Ils présentent l'interprétation qui en est faite dans la vie quotidienne puis dégagent peu à peu sa valeur symbolique que l'examen de son utilisation dans l'imaginaire des contes, où l'oiseau est messager de mort, explicite bien. Cette parole des oiseaux, symbole de l'ambiguïté, se révèle être une étape intermédiaire entre la parole que maîtrisent les humains et la non-parole à laquelle sont réduits les ancêtres.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 175-206[article] Entre la vie et la mort : la parole des oiseaux (Gbaya, République centrafricaine) [texte imprimé] / Paulette Roulon-Doko, Auteur ; Raymond Doko, Auteur . - 1987 . - 175-206.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 175-206
Résumé : Cette étude situe tout d'abord la parole dans l'univers des productions sonores culturellement distinguées par les Gbaya de
Centrafrique. Elle présente la parole humaine dans sa spécificité puis montre comment de nombreux bruits sont interprétés en termes de paroles. Les auteurs s'attachent alors plus particulièrement à la parole des oiseaux. Ils présentent l'interprétation qui en est faite dans la vie quotidienne puis dégagent peu à peu sa valeur symbolique que l'examen de son utilisation dans l'imaginaire des contes, où l'oiseau est messager de mort, explicite bien. Cette parole des oiseaux, symbole de l'ambiguïté, se révèle être une étape intermédiaire entre la parole que maîtrisent les humains et la non-parole à laquelle sont réduits les ancêtres.Le creuset de la parole (République centrafricaine) / Yves Monino in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Le creuset de la parole (République centrafricaine) Type de document : texte imprimé Auteurs : Yves Monino, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 207-224 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Les représentations qu'une communauté gbaya se fait de la parole, de sa nature et de ses enjeux, sont dégagées à partir de
l'exposé des termes relatifs à la parole, termes envisagés sous leurs aspects sémiologi- que (découpage du champ et
oppositions minimales) et sémantique (usages et emplois dans le discours). La comparaison de ce domaine en langue gbaya et
en langue d'initiation la'bi montre une organisation et des usages sensiblement différents, ce qui permet de révéler la conception dynamique que les Gbaya ont du rapport entre langue et parole, ainsi qu'entre parole et sens.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 207-224[article] Le creuset de la parole (République centrafricaine) [texte imprimé] / Yves Monino, Auteur . - 1987 . - 207-224.
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in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 207-224
Résumé : Les représentations qu'une communauté gbaya se fait de la parole, de sa nature et de ses enjeux, sont dégagées à partir de
l'exposé des termes relatifs à la parole, termes envisagés sous leurs aspects sémiologi- que (découpage du champ et
oppositions minimales) et sémantique (usages et emplois dans le discours). La comparaison de ce domaine en langue gbaya et
en langue d'initiation la'bi montre une organisation et des usages sensiblement différents, ce qui permet de révéler la conception dynamique que les Gbaya ont du rapport entre langue et parole, ainsi qu'entre parole et sens.Des chants pour les dieux. Analyse d'un vocabulaire codé / Suzanne Ruelland in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Des chants pour les dieux. Analyse d'un vocabulaire codé Type de document : texte imprimé Auteurs : Suzanne Ruelland, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 225-239 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : Un exposé du sémantisme de la terminologie afférent à la parole tupuri, dont la langue, Adamawa Eastern, est parlée au Tchad
et au Cameroun, sert de préambule à l'analyse d'un vocabulaire codé employé par des femmes dans leurs chants pour le dieu de
la pluie. Ce dernier est situé parmi quelques autres divinités tupuri, le contenu de deux chants nous permettant d'en cerner le
concept et les attributs spécifiques. Le vocabulaire des chants, fait d'emprunts, de métaphores, de grammaticalisation par démotivation de noms, s'apparente à une langue de type argotique superposée à une syntaxe proprement tupuri. Cette créativité lexicale à fonction poétique permet aux femmes adeptes du dieu de se démarquer socialement lors des fêtes, en constituant une élite à laquelle est dévolue la charge de parler au dieu dans sa « langue » secrète.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 225-239[article] Des chants pour les dieux. Analyse d'un vocabulaire codé [texte imprimé] / Suzanne Ruelland, Auteur . - 1987 . - 225-239.
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Langues : Français (fre)
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 225-239
Résumé : Un exposé du sémantisme de la terminologie afférent à la parole tupuri, dont la langue, Adamawa Eastern, est parlée au Tchad
et au Cameroun, sert de préambule à l'analyse d'un vocabulaire codé employé par des femmes dans leurs chants pour le dieu de
la pluie. Ce dernier est situé parmi quelques autres divinités tupuri, le contenu de deux chants nous permettant d'en cerner le
concept et les attributs spécifiques. Le vocabulaire des chants, fait d'emprunts, de métaphores, de grammaticalisation par démotivation de noms, s'apparente à une langue de type argotique superposée à une syntaxe proprement tupuri. Cette créativité lexicale à fonction poétique permet aux femmes adeptes du dieu de se démarquer socialement lors des fêtes, en constituant une élite à laquelle est dévolue la charge de parler au dieu dans sa « langue » secrète.Bouche, voix, langage : la parole chez les Beri (Tchad) / Marie-José Tubiana in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Bouche, voix, langage : la parole chez les Beri (Tchad) Type de document : texte imprimé Auteurs : Marie-José Tubiana, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 241-253 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : A travers les mots du dictionnaire Bèfi (Zaghawa et Bideyat du Tchad et du Soudan) trois termes sont analysés désignant des
actes de l'oralité : á « bouche » et ses différents sens métaphoriques, tèy « paroles que l'on ne prend pas au sérieux » et bàri « paroles fiables ». La question du comportement des BèRi vis-à-vis de leur parole a montré la relation profonde entre langue et identité ainsi que la valorisation de la sobriété du langage chez des hommes qui sont avant tout des stratèges et dans leur adaptation à leur environnement et au sein de leur réseau de relations sociales. Une place particulière est donnée à la parole chantée des femmes qui se révèle être une arme redoutable.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 241-253[article] Bouche, voix, langage : la parole chez les Beri (Tchad) [texte imprimé] / Marie-José Tubiana, Auteur . - 1987 . - 241-253.
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Langues : Français (fre)
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 241-253
Résumé : A travers les mots du dictionnaire Bèfi (Zaghawa et Bideyat du Tchad et du Soudan) trois termes sont analysés désignant des
actes de l'oralité : á « bouche » et ses différents sens métaphoriques, tèy « paroles que l'on ne prend pas au sérieux » et bàri « paroles fiables ». La question du comportement des BèRi vis-à-vis de leur parole a montré la relation profonde entre langue et identité ainsi que la valorisation de la sobriété du langage chez des hommes qui sont avant tout des stratèges et dans leur adaptation à leur environnement et au sein de leur réseau de relations sociales. Une place particulière est donnée à la parole chantée des femmes qui se révèle être une arme redoutable.Un exemple d'écriture traditionnelle mandingue : le «masaba» des Bambara-Masasi du Mali / Gérard Galtier in Journal des africanistes, Tome 57/1-2 (1987)
[article]
Titre : Un exemple d'écriture traditionnelle mandingue : le «masaba» des Bambara-Masasi du Mali Type de document : texte imprimé Auteurs : Gérard Galtier, Auteur Année de publication : 1987 Article en page(s) : 255-266 Note générale : Texte en format numérique Langues : Français (fre) Résumé : On trouve chez les Mandingues du Mali et les peuples voisins, d'anciens systèmes de symboles et d'idéogrammes. Par ailleurs,
l'on connaît deux écritures phonétiques syllabiques, inventées récemment dans le monde mandingue : l'écriture des Vaï conçue
vers 1833 et l'écriture « Masaba » des Bambara-Masasi conçue en 1930. Il semble qu'il existe un lien entre la tradition
idéographique mandingue et les syllabaires vaï et Masaba. Par son aspect général, sinon dans le détail, le Masaba rappelle
l'écriture vaï. Des rapprochements peuvent être aussi faits avec quelques idéogrammes bambara analysés par Germaine
Dieterlen et certaines lettres des alphabets arabes secrets du Hodh (Mauritanie). Cependant l'on continue à se demander s'il
existait une tradition d'écriture mandingue, antérieure au vaï et au Masaba, qui n'ait pas été purement idéographique, mais aussi phonétique.
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 255-266[article] Un exemple d'écriture traditionnelle mandingue : le «masaba» des Bambara-Masasi du Mali [texte imprimé] / Gérard Galtier, Auteur . - 1987 . - 255-266.
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Langues : Français (fre)
in Journal des africanistes > Tome 57/1-2 (1987) . - 255-266
Résumé : On trouve chez les Mandingues du Mali et les peuples voisins, d'anciens systèmes de symboles et d'idéogrammes. Par ailleurs,
l'on connaît deux écritures phonétiques syllabiques, inventées récemment dans le monde mandingue : l'écriture des Vaï conçue
vers 1833 et l'écriture « Masaba » des Bambara-Masasi conçue en 1930. Il semble qu'il existe un lien entre la tradition
idéographique mandingue et les syllabaires vaï et Masaba. Par son aspect général, sinon dans le détail, le Masaba rappelle
l'écriture vaï. Des rapprochements peuvent être aussi faits avec quelques idéogrammes bambara analysés par Germaine
Dieterlen et certaines lettres des alphabets arabes secrets du Hodh (Mauritanie). Cependant l'on continue à se demander s'il
existait une tradition d'écriture mandingue, antérieure au vaï et au Masaba, qui n'ait pas été purement idéographique, mais aussi phonétique.





