[article]
| Titre : |
Le cardinal Henry Edward Manning et la Question Romaine 1875-1877 |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jacqueline Clais-Girard, Auteur |
| Année de publication : |
2010 |
| Article en page(s) : |
pp. 381-392. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Dans une note sur la Question Romaine adressée en 1875 au gouvernement de Disraeli, le cardinal Manning affirme que si une intervention française n’était plus à craindre, un rapprochement entre l’Autriche la France et l’Italie faciliterait le règlement de la question religieuse en Italie. Il évoque ensuite la situation politique du pays où, contrairement aux idées reçues, le peuple n’a pas la possibilité de s’exprimer, les révolutionnaires ayant confisqué la politique et les catholiques s’abstenant de voter du fait de la violation des droits du St-Siège. Lorsque deux ans plus tard, une nouvelle attaque du gouvernement italien contre l’Église enflamma l’Europe catholique, le cardinal publia l’Indépendance du Saint Siège pour souligner que le pouvoir temporel du pape est le garant de la paix en Europe et que les Chrétiens doivent protéger l’héritage du pape afin qu’il puisse exercer son rôle de conseiller et d’arbitre. Détesté en son temps parce qu’il refusait, au nom des vérités éternelles, tout compromis avec la révolution, Pie IX n’est pas considéré aujourd’hui comme un « petit prince italien » mais bien comme le père de la papauté moderne, celle qui, après avoir ouvert le chemin de l’œcuménisme, entame aujourd’hui un dialogue qu’on espère constructif avec l’Islam. |
in Revue d'histoire ecclésiastique > 105/2 (2010) . - pp. 381-392.
[article] Le cardinal Henry Edward Manning et la Question Romaine 1875-1877 [texte imprimé] / Jacqueline Clais-Girard, Auteur . - 2010 . - pp. 381-392. Langues : Français ( fre) in Revue d'histoire ecclésiastique > 105/2 (2010) . - pp. 381-392.
| Résumé : |
Dans une note sur la Question Romaine adressée en 1875 au gouvernement de Disraeli, le cardinal Manning affirme que si une intervention française n’était plus à craindre, un rapprochement entre l’Autriche la France et l’Italie faciliterait le règlement de la question religieuse en Italie. Il évoque ensuite la situation politique du pays où, contrairement aux idées reçues, le peuple n’a pas la possibilité de s’exprimer, les révolutionnaires ayant confisqué la politique et les catholiques s’abstenant de voter du fait de la violation des droits du St-Siège. Lorsque deux ans plus tard, une nouvelle attaque du gouvernement italien contre l’Église enflamma l’Europe catholique, le cardinal publia l’Indépendance du Saint Siège pour souligner que le pouvoir temporel du pape est le garant de la paix en Europe et que les Chrétiens doivent protéger l’héritage du pape afin qu’il puisse exercer son rôle de conseiller et d’arbitre. Détesté en son temps parce qu’il refusait, au nom des vérités éternelles, tout compromis avec la révolution, Pie IX n’est pas considéré aujourd’hui comme un « petit prince italien » mais bien comme le père de la papauté moderne, celle qui, après avoir ouvert le chemin de l’œcuménisme, entame aujourd’hui un dialogue qu’on espère constructif avec l’Islam. |
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