[article]
| Titre : |
The Congregation of the Oratorians and the Origins of Christian Archeology : A Reappraisal |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Martine Gosselin, Auteur |
| Année de publication : |
2010 |
| Article en page(s) : |
pp. 471-493. |
| Langues : |
Anglais (eng) |
| Résumé : |
Les catacombes de Rome et leur redécouverte en 1578 ont été le sujet de plusieurs interprétations et réinterprétations au cours des générations passées. Dès le 17e s., la congrégation des Oratoriens, alors au sommet de sa gloire, tente de confirmer son hégémonie culturelle dans le monde catholique en suggérant que son fondateur, Philippe Néri, avait inspiré la naissance de l’archéologie chrétienne au 16e s. Ce nouveau mythe de fondation fut très réussi et influent puisque même aujourd’hui, rares sont les discussions au sujet de la naissance de l’archéologie chrétienne qui ne font pas mention de Philippe Néri. On associe, d’une façon ou d’une autre, les réussites des premiers archéologues chrétiens avec la congrégation des Oratoriens, même si les sources ne justifient pas vraiment une telle association. Traditionnellement, aussi, on a eu tendance à situer la naissance de l’archéologie chrétienne dans un contexte purement religieux, un phénomène qui peut en grande partie être attribué aux publications « encore aujourd’hui fort appréciées » d’un groupe d’archéologues du début du 20e s. étroitement en lien avec le mouvement fasciste italien. Ces archéologues souhaitaient que les tendances modernistes ayant récemment marqué leur champ d’étude soient neutralisées par l’adhésion intrépide des intellectuels à une approche plus idéologique et propagandiste du passé, cette attitude les ayant aussi incités à produire une nouvelle interprétation de l’histoire de leur discipline. Selon eux, Néri et ses adeptes auraient étudié les monuments chrétiens non pas comme objet de connaissance en soi, mais dans le but explicite de réfuter les théories de leurs ennemis, les protestants, une attitude que les archéologues du 20e s. devraient eux aussi adopter. Le postulat suivant fut donc émis au début du 20e s. : tout au long de son histoire, l’archéologie chrétienne aurait été une discipline au service de l’apologie. L’article examine la genèse de ces idées et en offre la critique. |
in Revue d'histoire ecclésiastique > 104/2 (2009) . - pp. 471-493.
[article] The Congregation of the Oratorians and the Origins of Christian Archeology : A Reappraisal [texte imprimé] / Martine Gosselin, Auteur . - 2010 . - pp. 471-493. Langues : Anglais ( eng) in Revue d'histoire ecclésiastique > 104/2 (2009) . - pp. 471-493.
| Résumé : |
Les catacombes de Rome et leur redécouverte en 1578 ont été le sujet de plusieurs interprétations et réinterprétations au cours des générations passées. Dès le 17e s., la congrégation des Oratoriens, alors au sommet de sa gloire, tente de confirmer son hégémonie culturelle dans le monde catholique en suggérant que son fondateur, Philippe Néri, avait inspiré la naissance de l’archéologie chrétienne au 16e s. Ce nouveau mythe de fondation fut très réussi et influent puisque même aujourd’hui, rares sont les discussions au sujet de la naissance de l’archéologie chrétienne qui ne font pas mention de Philippe Néri. On associe, d’une façon ou d’une autre, les réussites des premiers archéologues chrétiens avec la congrégation des Oratoriens, même si les sources ne justifient pas vraiment une telle association. Traditionnellement, aussi, on a eu tendance à situer la naissance de l’archéologie chrétienne dans un contexte purement religieux, un phénomène qui peut en grande partie être attribué aux publications « encore aujourd’hui fort appréciées » d’un groupe d’archéologues du début du 20e s. étroitement en lien avec le mouvement fasciste italien. Ces archéologues souhaitaient que les tendances modernistes ayant récemment marqué leur champ d’étude soient neutralisées par l’adhésion intrépide des intellectuels à une approche plus idéologique et propagandiste du passé, cette attitude les ayant aussi incités à produire une nouvelle interprétation de l’histoire de leur discipline. Selon eux, Néri et ses adeptes auraient étudié les monuments chrétiens non pas comme objet de connaissance en soi, mais dans le but explicite de réfuter les théories de leurs ennemis, les protestants, une attitude que les archéologues du 20e s. devraient eux aussi adopter. Le postulat suivant fut donc émis au début du 20e s. : tout au long de son histoire, l’archéologie chrétienne aurait été une discipline au service de l’apologie. L’article examine la genèse de ces idées et en offre la critique. |
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