Université Don Bosco de Lubumbashi
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Exemplaires(1)
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CDK1 92.076
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155.8 |
Livre |
Bibliothèque Theologicum |
Livre
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Exclu du prêt |

[article]
| Titre : |
Le sexe des ancêtres |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Michel Izard, Auteur |
| Année de publication : |
1985 |
| Article en page(s) : |
85-92 |
| Note générale : |
Texte en format numérique |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Le sexe des ancêtres. Chez les Moose (Mossi) du Burkina Faso, l'existence de la personne humaine autonome procède d'un double processus : d'indi- viduation, liée à l'action des «génies» ou kinkirse, de socialisation, liée à celle des ancêtres ou kiimse. Tout nouveau-né reçoit sa substance individuelle ou siiga d'un ancêtre ou siigsoba, dont le sexe est formellement indépendant de celui de l'enfant. Peu avant la mort biologique le siiga se transforme en tulle, qui devient kiima (sing, de kiimse)au moment de cette mort, mais il ne s'ensuit pas que tout kiima prenne statut d'ancêtre particulier : il faut pour cela qu'un mort humain laisse parmi les vivants une descendance agna- tique, au sein de laquelle apparaîtront des nouveaux-nés dont le siiga procédera du nouveau kiima. La grande majorité des ancêtres appartiennent à la génération -Ц2 par rapport aux enfants qui leur doivent leur substance individuelle. En général, les ancêtres sont de sexe masculin et appartiennent au même ensemble lignager que ceux qui en naissent ; l'apparition d'ancêtres féminins correspond à des mutations de la transmission lignagère, les distinctions de sexe parmi les ancêtres relevant de différences dans les modalités de circulation de la substance ancestrale. |
in Journal des africanistes > Tome 55/1-2 (1985) . - 85-92
[article] Le sexe des ancêtres [texte imprimé] / Michel Izard, Auteur . - 1985 . - 85-92. Texte en format numérique Langues : Français ( fre) in Journal des africanistes > Tome 55/1-2 (1985) . - 85-92
| Résumé : |
Le sexe des ancêtres. Chez les Moose (Mossi) du Burkina Faso, l'existence de la personne humaine autonome procède d'un double processus : d'indi- viduation, liée à l'action des «génies» ou kinkirse, de socialisation, liée à celle des ancêtres ou kiimse. Tout nouveau-né reçoit sa substance individuelle ou siiga d'un ancêtre ou siigsoba, dont le sexe est formellement indépendant de celui de l'enfant. Peu avant la mort biologique le siiga se transforme en tulle, qui devient kiima (sing, de kiimse)au moment de cette mort, mais il ne s'ensuit pas que tout kiima prenne statut d'ancêtre particulier : il faut pour cela qu'un mort humain laisse parmi les vivants une descendance agna- tique, au sein de laquelle apparaîtront des nouveaux-nés dont le siiga procédera du nouveau kiima. La grande majorité des ancêtres appartiennent à la génération -Ц2 par rapport aux enfants qui leur doivent leur substance individuelle. En général, les ancêtres sont de sexe masculin et appartiennent au même ensemble lignager que ceux qui en naissent ; l'apparition d'ancêtres féminins correspond à des mutations de la transmission lignagère, les distinctions de sexe parmi les ancêtres relevant de différences dans les modalités de circulation de la substance ancestrale. |
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