[article]
| Titre : |
LA (THEO-)LOGIQUE DE SCHELLING EN 1809 |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Matthew Nini, Auteur |
| Année de publication : |
2025 |
| Article en page(s) : |
325–341 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine et les sujets qui s’y rattachent (1809), texte central dans l’oeuvre de Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, est une réponse aux accusations de panthéisme et par conséquent, l’occasion pour l’auteur de repenser son monisme ou « All-Einheitslehre ». Dans une tentative de réinterprétation créative du motif panthéiste évoqué par la phrase « Dieu est toutes choses », Schelling consacrera les premières pages de ses Recherches à une relecture du principe d’identité. Ici, nous tenterons d’élucider cette relecture, en accordant une attention particulière à la manière dont elle est façonnée par un certain nombre de sources plus anciennes, en particulier la théorie de l’âme du monde de Platon, la téléologie de Kant et la logique de Gottfried Ploucquet. Nous affirmerons que la théorie de l’identité de Schelling incorporera le principe de la raison suffisante comme son égal, les deux constituant ce que nous appellerons « le principe du fondement ». Cela donnera lieu à la distinction fondatrice des Recherches de 1809, l’idée que Dieu a un fondement qui est en lui, mais qui ne doit pas être confondu avec lui dans la mesure où il existe. Dire que « Dieu est toutes choses », c’est décrire comment les parties et le Tout interagissent dans un système organique, ou plus précisément, comment les systèmes microcosmiques se rapportent au macrocosme global auquel ils appartiennent. |
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 325–341
[article] LA (THEO-)LOGIQUE DE SCHELLING EN 1809 [texte imprimé] / Matthew Nini, Auteur . - 2025 . - 325–341. Langues : Français ( fre) in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 325–341
| Résumé : |
Les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine et les sujets qui s’y rattachent (1809), texte central dans l’oeuvre de Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, est une réponse aux accusations de panthéisme et par conséquent, l’occasion pour l’auteur de repenser son monisme ou « All-Einheitslehre ». Dans une tentative de réinterprétation créative du motif panthéiste évoqué par la phrase « Dieu est toutes choses », Schelling consacrera les premières pages de ses Recherches à une relecture du principe d’identité. Ici, nous tenterons d’élucider cette relecture, en accordant une attention particulière à la manière dont elle est façonnée par un certain nombre de sources plus anciennes, en particulier la théorie de l’âme du monde de Platon, la téléologie de Kant et la logique de Gottfried Ploucquet. Nous affirmerons que la théorie de l’identité de Schelling incorporera le principe de la raison suffisante comme son égal, les deux constituant ce que nous appellerons « le principe du fondement ». Cela donnera lieu à la distinction fondatrice des Recherches de 1809, l’idée que Dieu a un fondement qui est en lui, mais qui ne doit pas être confondu avec lui dans la mesure où il existe. Dire que « Dieu est toutes choses », c’est décrire comment les parties et le Tout interagissent dans un système organique, ou plus précisément, comment les systèmes microcosmiques se rapportent au macrocosme global auquel ils appartiennent. |
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