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Ajouter le résultat dans votre panierLA FUSION DES HORIZONS DE LA RELIGION ET DE LA MÉTAPHYSIQUE / Jean Grondin in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : LA FUSION DES HORIZONS DE LA RELIGION ET DE LA MÉTAPHYSIQUE Type de document : texte imprimé Auteurs : Jean Grondin, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 311–323 Langues : Français (fre) Résumé : Il ne fait aucun doute que la conception que l’on se fait aujourd’hui de la religion, comme d’une foi (pistis) en un Dieu transcendant, est fortement marquée par la métaphysique dans le creuset de laquelle ont été développées des notions comme celles de pistis et d’une réalité transcendante, éternelle et spirituelle, donc non sensible. On peut dire de cette conception qu’elle vient du platonisme. Il y a ainsi eu – historiquement, conceptuellement et dans la religion telle qu’elle se comprend souvent elle-même – une fusion des horizons de la religion et de la métaphysique. Est-ce que cette fusion est heureuse ou malheureuse ? Doit-elle être surmontée ? Peut-elle l’être ? Laisse-t-elle de côté des aspects essentiels de la religion qui seraient étrangers à la métaphysique ? Cet essai aimerait aborder, à grands traits pour le bien de la discussion, ces grandes questions en rappelant quelques distinctions élémentaires que l’on peut faire entre la religion et la métaphysique et les raisons de leur fusion historique.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 311–323[article] LA FUSION DES HORIZONS DE LA RELIGION ET DE LA MÉTAPHYSIQUE [texte imprimé] / Jean Grondin, Auteur . - 2025 . - 311–323.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 311–323
Résumé : Il ne fait aucun doute que la conception que l’on se fait aujourd’hui de la religion, comme d’une foi (pistis) en un Dieu transcendant, est fortement marquée par la métaphysique dans le creuset de laquelle ont été développées des notions comme celles de pistis et d’une réalité transcendante, éternelle et spirituelle, donc non sensible. On peut dire de cette conception qu’elle vient du platonisme. Il y a ainsi eu – historiquement, conceptuellement et dans la religion telle qu’elle se comprend souvent elle-même – une fusion des horizons de la religion et de la métaphysique. Est-ce que cette fusion est heureuse ou malheureuse ? Doit-elle être surmontée ? Peut-elle l’être ? Laisse-t-elle de côté des aspects essentiels de la religion qui seraient étrangers à la métaphysique ? Cet essai aimerait aborder, à grands traits pour le bien de la discussion, ces grandes questions en rappelant quelques distinctions élémentaires que l’on peut faire entre la religion et la métaphysique et les raisons de leur fusion historique.
[article]
Titre : LA (THEO-)LOGIQUE DE SCHELLING EN 1809 Type de document : texte imprimé Auteurs : Matthew Nini, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 325–341 Langues : Français (fre) Résumé : Les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine et les sujets qui s’y rattachent (1809), texte central dans l’oeuvre de Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, est une réponse aux accusations de panthéisme et par conséquent, l’occasion pour l’auteur de repenser son monisme ou « All-Einheitslehre ». Dans une tentative de réinterprétation créative du motif panthéiste évoqué par la phrase « Dieu est toutes choses », Schelling consacrera les premières pages de ses Recherches à une relecture du principe d’identité. Ici, nous tenterons d’élucider cette relecture, en accordant une attention particulière à la manière dont elle est façonnée par un certain nombre de sources plus anciennes, en particulier la théorie de l’âme du monde de Platon, la téléologie de Kant et la logique de Gottfried Ploucquet. Nous affirmerons que la théorie de l’identité de Schelling incorporera le principe de la raison suffisante comme son égal, les deux constituant ce que nous appellerons « le principe du fondement ». Cela donnera lieu à la distinction fondatrice des Recherches de 1809, l’idée que Dieu a un fondement qui est en lui, mais qui ne doit pas être confondu avec lui dans la mesure où il existe. Dire que « Dieu est toutes choses », c’est décrire comment les parties et le Tout interagissent dans un système organique, ou plus précisément, comment les systèmes microcosmiques se rapportent au macrocosme global auquel ils appartiennent.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 325–341[article] LA (THEO-)LOGIQUE DE SCHELLING EN 1809 [texte imprimé] / Matthew Nini, Auteur . - 2025 . - 325–341.
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in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 325–341
Résumé : Les Recherches philosophiques sur l’essence de la liberté humaine et les sujets qui s’y rattachent (1809), texte central dans l’oeuvre de Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, est une réponse aux accusations de panthéisme et par conséquent, l’occasion pour l’auteur de repenser son monisme ou « All-Einheitslehre ». Dans une tentative de réinterprétation créative du motif panthéiste évoqué par la phrase « Dieu est toutes choses », Schelling consacrera les premières pages de ses Recherches à une relecture du principe d’identité. Ici, nous tenterons d’élucider cette relecture, en accordant une attention particulière à la manière dont elle est façonnée par un certain nombre de sources plus anciennes, en particulier la théorie de l’âme du monde de Platon, la téléologie de Kant et la logique de Gottfried Ploucquet. Nous affirmerons que la théorie de l’identité de Schelling incorporera le principe de la raison suffisante comme son égal, les deux constituant ce que nous appellerons « le principe du fondement ». Cela donnera lieu à la distinction fondatrice des Recherches de 1809, l’idée que Dieu a un fondement qui est en lui, mais qui ne doit pas être confondu avec lui dans la mesure où il existe. Dire que « Dieu est toutes choses », c’est décrire comment les parties et le Tout interagissent dans un système organique, ou plus précisément, comment les systèmes microcosmiques se rapportent au macrocosme global auquel ils appartiennent. SPIRIT OF NATURE/SPIRIT OF GOD: The Late Schelling’s Speculative Theology of the World Soul / Sean McGrath in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : SPIRIT OF NATURE/SPIRIT OF GOD: The Late Schelling’s Speculative Theology of the World Soul Type de document : texte imprimé Auteurs : Sean McGrath, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 343–362 Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 343–362[article] SPIRIT OF NATURE/SPIRIT OF GOD: The Late Schelling’s Speculative Theology of the World Soul [texte imprimé] / Sean McGrath, Auteur . - 2025 . - 343–362.
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in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 343–362APORIAS OF THE MODERN METAPHYSICAL CRITICISM OF RELIGION IN LEO STRAUSS’S EARLY INTERPRETATION OF SPINOZA’S THEOLOGICO-POLITICAL TREATISE / Pierpaolo Ciccarelli in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : APORIAS OF THE MODERN METAPHYSICAL CRITICISM OF RELIGION IN LEO STRAUSS’S EARLY INTERPRETATION OF SPINOZA’S THEOLOGICO-POLITICAL TREATISE Type de document : texte imprimé Auteurs : Pierpaolo Ciccarelli, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 363–380 Langues : Français (fre) Résumé : In this paper I first (§ 2) examine the metacriticism of modern critique of religion that Strauss formulates in his first book on Spinoza (1930). According to this early interpretation by Strauss, Spinoza undertakes a metaphysical critique of religion in order to confute the ontological possibility of divine revelation (or ‘miracle thesis’). Spinoza’s attempt, however, ends in an aporia: the ultimate presupposition underlying belief in revelation remains irrefutable. In the § 3 I examine a text published by Strauss shortly afterwards (1935), in which I detect a self-critique of his earlier meta-criticism of modern critique of religion. Strauss become aware here that his own understanding of Spinoza’s aporia is itself aporetic. It is in this aporia, in my view, that we must look for the key to understanding what Strauss would call retrospectively (1962) his own ‘change of orientation’ and, consequently, his discovery of ‘philosophical exotericism.’
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 363–380[article] APORIAS OF THE MODERN METAPHYSICAL CRITICISM OF RELIGION IN LEO STRAUSS’S EARLY INTERPRETATION OF SPINOZA’S THEOLOGICO-POLITICAL TREATISE [texte imprimé] / Pierpaolo Ciccarelli, Auteur . - 2025 . - 363–380.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 363–380
Résumé : In this paper I first (§ 2) examine the metacriticism of modern critique of religion that Strauss formulates in his first book on Spinoza (1930). According to this early interpretation by Strauss, Spinoza undertakes a metaphysical critique of religion in order to confute the ontological possibility of divine revelation (or ‘miracle thesis’). Spinoza’s attempt, however, ends in an aporia: the ultimate presupposition underlying belief in revelation remains irrefutable. In the § 3 I examine a text published by Strauss shortly afterwards (1935), in which I detect a self-critique of his earlier meta-criticism of modern critique of religion. Strauss become aware here that his own understanding of Spinoza’s aporia is itself aporetic. It is in this aporia, in my view, that we must look for the key to understanding what Strauss would call retrospectively (1962) his own ‘change of orientation’ and, consequently, his discovery of ‘philosophical exotericism.’ WILLIAM CHILLINGWORTH AND THE ORIGINS OF ANGLO-AMERICAN PHILOSOPHY OF RELIGION / William Sweet in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : WILLIAM CHILLINGWORTH AND THE ORIGINS OF ANGLO-AMERICAN PHILOSOPHY OF RELIGION Type de document : texte imprimé Auteurs : William Sweet, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 381–397 Langues : Français (fre) Résumé : In this paper I look at one of those thinkers who set the stage for, and influenced, Locke and Hume, William Chillingworth (1602-1644), and show how he understood faith, reason, and the relation between the two. Addressing the question of how the relation of faith and reason came to be an issue in the Anglo-American theological and philosophical traditions will provide some context for the later discussions by Locke and Hume on this relation, but will also show the distinctiveness of this earlier account of faith and reason – an account which may provide some insight and resources for discussing the general issue of the relation of faith and reason today.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 381–397[article] WILLIAM CHILLINGWORTH AND THE ORIGINS OF ANGLO-AMERICAN PHILOSOPHY OF RELIGION [texte imprimé] / William Sweet, Auteur . - 2025 . - 381–397.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 381–397
Résumé : In this paper I look at one of those thinkers who set the stage for, and influenced, Locke and Hume, William Chillingworth (1602-1644), and show how he understood faith, reason, and the relation between the two. Addressing the question of how the relation of faith and reason came to be an issue in the Anglo-American theological and philosophical traditions will provide some context for the later discussions by Locke and Hume on this relation, but will also show the distinctiveness of this earlier account of faith and reason – an account which may provide some insight and resources for discussing the general issue of the relation of faith and reason today. A PHILOSOPHICAL CHRISTOLOGY OF XAVIER TILLIETTE: Revelation as Kenotic and Reason as Ecstatic / Tyler Tritten in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : A PHILOSOPHICAL CHRISTOLOGY OF XAVIER TILLIETTE: Revelation as Kenotic and Reason as Ecstatic Type de document : texte imprimé Auteurs : Tyler Tritten, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 399–414 Langues : Français (fre) Résumé : This study has two aims: 1) to provide a concrete instance of how revelation critiques and enlarges philosophy, of how faith dictates to reason, and 2) to draft an outline of a philosophical christology that would fall squarely within the confines of Xavier Tilliette’s own operative principles. Consequently, if revelation is kenotic, then philosophy must also sketch a general ontology that is also kenotic. In other words, if revelation critiques and enlarges philosophy, then kenosis is not exceptional but paradigmatic and so philosophical ontology and philosophical theology must be kenotic all the way down. This article is an attempt to sketch the latter, i.e. a thoroughly kenotic philosophical theology.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 399–414[article] A PHILOSOPHICAL CHRISTOLOGY OF XAVIER TILLIETTE: Revelation as Kenotic and Reason as Ecstatic [texte imprimé] / Tyler Tritten, Auteur . - 2025 . - 399–414.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 399–414
Résumé : This study has two aims: 1) to provide a concrete instance of how revelation critiques and enlarges philosophy, of how faith dictates to reason, and 2) to draft an outline of a philosophical christology that would fall squarely within the confines of Xavier Tilliette’s own operative principles. Consequently, if revelation is kenotic, then philosophy must also sketch a general ontology that is also kenotic. In other words, if revelation critiques and enlarges philosophy, then kenosis is not exceptional but paradigmatic and so philosophical ontology and philosophical theology must be kenotic all the way down. This article is an attempt to sketch the latter, i.e. a thoroughly kenotic philosophical theology. THE DOUBLE EXCESS OF THE NAME: Deconstructing the Metaphysics of Exodus / Jacob Rogozinski in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
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Titre : THE DOUBLE EXCESS OF THE NAME: Deconstructing the Metaphysics of Exodus Type de document : texte imprimé Auteurs : Jacob Rogozinski, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 415–423 Langues : Français (fre) Résumé : Etienne Gilson called “metaphysics of the Exodus” the thought which affirms the identity of God and Being, a fundamental thesis of “Christian philosophy” since Augustine. It is indeed authorized by the word – “I am He who is” – addressed to Moses on Sinai, as it was transmitted through its Greek and Latin translations. Which seems to inscribe the God of Biblical Revelation in Western metaphysics understood as onto-theology. Such a “god” then exposes himself to the same fate – and the same decline – as that which affects the ontology inherited from the Greeks. However, this ontological understanding of the Word of the Bush has been challenged in various ways. Several authors, from Eckhart to Lacan, have seen in it a negative statement – “I am who I am” … and do not ask for more – , that is to say an enigma. The dominant trend of Jewish tradition has understood it, on the contrary, as the affirmation of a being-with, the promise of a covenant: “I will be with you as He who will always be with you”. Should we discover here, as Ricoeur suggests, a “nonGreek understanding of Being” where biblical Revelation would exceed the onto-theological determination of metaphysics? Couldn’t this statement have a more directly political meaning, that of a subversion of the self-affirmation of the Pharaoh’s power? Perhaps the text of Exodus 3 attests there is another excess, more radical, when he superimposes to the promise of the Covenant the revelation of a singular Name: that of an Other I whose call would thwart the anonymous neutrality of Being.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 415–423[article] THE DOUBLE EXCESS OF THE NAME: Deconstructing the Metaphysics of Exodus [texte imprimé] / Jacob Rogozinski, Auteur . - 2025 . - 415–423.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 415–423
Résumé : Etienne Gilson called “metaphysics of the Exodus” the thought which affirms the identity of God and Being, a fundamental thesis of “Christian philosophy” since Augustine. It is indeed authorized by the word – “I am He who is” – addressed to Moses on Sinai, as it was transmitted through its Greek and Latin translations. Which seems to inscribe the God of Biblical Revelation in Western metaphysics understood as onto-theology. Such a “god” then exposes himself to the same fate – and the same decline – as that which affects the ontology inherited from the Greeks. However, this ontological understanding of the Word of the Bush has been challenged in various ways. Several authors, from Eckhart to Lacan, have seen in it a negative statement – “I am who I am” … and do not ask for more – , that is to say an enigma. The dominant trend of Jewish tradition has understood it, on the contrary, as the affirmation of a being-with, the promise of a covenant: “I will be with you as He who will always be with you”. Should we discover here, as Ricoeur suggests, a “nonGreek understanding of Being” where biblical Revelation would exceed the onto-theological determination of metaphysics? Couldn’t this statement have a more directly political meaning, that of a subversion of the self-affirmation of the Pharaoh’s power? Perhaps the text of Exodus 3 attests there is another excess, more radical, when he superimposes to the promise of the Covenant the revelation of a singular Name: that of an Other I whose call would thwart the anonymous neutrality of Being. CE QUE RELIGION ET METAPHYSIQUE SE DONNENT L’UNE À L’AUTRE Une contribution pour repenser leur rencontre / Carla Canullo in Science et Esprit, volume 75/3 (2024)
[article]
Titre : CE QUE RELIGION ET METAPHYSIQUE SE DONNENT L’UNE À L’AUTRE Une contribution pour repenser leur rencontre Type de document : texte imprimé Auteurs : Carla Canullo, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 425–437 Langues : Français (fre) Résumé : La religion et la philosophie se sont toujours rencontrées et contaminées. Les philosophes ont parlé de cette rencontre de différentes manières depuis Platon et Aristote. Une forme déterminée de religion, le christianisme, a rencontré la philosophie en tant que métaphysique et a trouvé dans cette forme philosophique les moyens de sa diffusion culturelle. Dans mon article, je soutiens que la religion et la métaphysique se sont beaucoup apporté l’une à l’autre, en particulier en ce qui concerne les sujets à aborder. Parmi ces thèmes, à partir de l’événement de l’incarnation et de la croix, je développe la question du temps en tant que spirale que ces deux événements génèrent. Le but de cet article est d’analyser 1) ce premier moment où la philosophie comme métaphysique a commencé à penser ce qu’elle a découvert grâce à la religion ; 2) la nouvelle conception de temporalité qu’elle permet de concevoir.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 425–437[article] CE QUE RELIGION ET METAPHYSIQUE SE DONNENT L’UNE À L’AUTRE Une contribution pour repenser leur rencontre [texte imprimé] / Carla Canullo, Auteur . - 2025 . - 425–437.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 425–437
Résumé : La religion et la philosophie se sont toujours rencontrées et contaminées. Les philosophes ont parlé de cette rencontre de différentes manières depuis Platon et Aristote. Une forme déterminée de religion, le christianisme, a rencontré la philosophie en tant que métaphysique et a trouvé dans cette forme philosophique les moyens de sa diffusion culturelle. Dans mon article, je soutiens que la religion et la métaphysique se sont beaucoup apporté l’une à l’autre, en particulier en ce qui concerne les sujets à aborder. Parmi ces thèmes, à partir de l’événement de l’incarnation et de la croix, je développe la question du temps en tant que spirale que ces deux événements génèrent. Le but de cet article est d’analyser 1) ce premier moment où la philosophie comme métaphysique a commencé à penser ce qu’elle a découvert grâce à la religion ; 2) la nouvelle conception de temporalité qu’elle permet de concevoir.
[article]
Titre : L’HYPOTHÈSE INÉLUCTABLE… Type de document : texte imprimé Auteurs : Marie-Anne Lescourret, Auteur Année de publication : 2025 Article en page(s) : 439–449 Langues : Français (fre) Résumé : Avant de se consacrer à l’écriture, Robert Musil (1890-1942) était un scientifique. Ingénieur de formation, il consacra une thèse au physicien autrichien Ernst Mach pour lequel les sciences exactes ne se pratiquaient pas à l’exclusion des sciences « molles », la psychologie et la philosophie. Si bien que, très ironique à l’endroit des convictions et pratiques religieuses qu’il fustige tout au long de ses romans, Musil n’en tient pas moins compte des expériences humaines susceptibles de brouiller en « ratioïde » la conception du rationnel, jamais exempt à ses yeux de probable ou de possible, ou de ce qui, sans se fondre dans la mystique, relève de ce que Musil appelle « l’autre état ». Par ce dernier, s’ouvre l’accès sinon aux « nombres imaginaires » de Törless ou à la « grandeur inconnue » de Broch, du moins à ce que d’autres nomment l’absolu ou le divin, et qui pour Musil, toujours scientifique, ne peut être qu’une « hypothèse inéluctable ». Il en traite dans une théologie laïque, non exclusive toutefois de références à saint Paul. L’accent porté par Musil sur la notion de possible qui dissout la séparation entre le physique et ce qui le dépasse pourrait annoncer ce que Frédéric Nef considère comme la troisième voie de la métaphysique, la métaphysique du possible.
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 439–449[article] L’HYPOTHÈSE INÉLUCTABLE… [texte imprimé] / Marie-Anne Lescourret, Auteur . - 2025 . - 439–449.
Langues : Français (fre)
in Science et Esprit > volume 75/3 (2024) . - 439–449
Résumé : Avant de se consacrer à l’écriture, Robert Musil (1890-1942) était un scientifique. Ingénieur de formation, il consacra une thèse au physicien autrichien Ernst Mach pour lequel les sciences exactes ne se pratiquaient pas à l’exclusion des sciences « molles », la psychologie et la philosophie. Si bien que, très ironique à l’endroit des convictions et pratiques religieuses qu’il fustige tout au long de ses romans, Musil n’en tient pas moins compte des expériences humaines susceptibles de brouiller en « ratioïde » la conception du rationnel, jamais exempt à ses yeux de probable ou de possible, ou de ce qui, sans se fondre dans la mystique, relève de ce que Musil appelle « l’autre état ». Par ce dernier, s’ouvre l’accès sinon aux « nombres imaginaires » de Törless ou à la « grandeur inconnue » de Broch, du moins à ce que d’autres nomment l’absolu ou le divin, et qui pour Musil, toujours scientifique, ne peut être qu’une « hypothèse inéluctable ». Il en traite dans une théologie laïque, non exclusive toutefois de références à saint Paul. L’accent porté par Musil sur la notion de possible qui dissout la séparation entre le physique et ce qui le dépasse pourrait annoncer ce que Frédéric Nef considère comme la troisième voie de la métaphysique, la métaphysique du possible.




