Université Don Bosco de Lubumbashi
[article]
| Titre : |
Introduction. La fin du moment démocratique ? |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Olivier Mongin, Auteur |
| Année de publication : |
2008 |
| Article en page(s) : |
pp. 43-45. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Note de contenu : |
DEPUIS quelque temps l’idée d’une fin du « moment démocratique » s’est imposée à un certain nombre d’esprits : colloques et textes se multiplient en France et en Europe et confortent l’hypothèse d’une régression historique de la démocratie. De fait, un constat s’impose : la croyance en une « expansion mondiale » de la démocratie, qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989, l’idée que la démocratie était désormais une valeur en voie d’universalisation a laissé la place à l’observation que la démocratie subissait des revers multiples. Pour beaucoup l’universalité démocratique est même remise en cause, ce qui est à l’origine de la tentation relativiste. Depuis 1989, les événements se sont multipliés :
"Les années 2003 à 2006 représentent, selon Pierre Hassner, le troisième acte d’un drame qui commence avec la chute de l’Union soviétique, qui continue avec l’attentat du 11 septembre 2001 et l’irruption du terrorisme globalisé au premier plan de la scène mondiale, et qui connaît une nouvelle phase sur le plan des rapports entre puissances, avec l’humiliation des États-Unis en Irak et leur perte générale de puissance et de prestige, la spectaculaire émergence de la Chine et de l’Inde, et la réémergence de la Russie comme menace pour ses voisins |
in Esprit > n°347 (août-septembre 2008) . - pp. 43-45.
[article] Introduction. La fin du moment démocratique ? [texte imprimé] / Olivier Mongin, Auteur . - 2008 . - pp. 43-45. Langues : Français ( fre) in Esprit > n°347 (août-septembre 2008) . - pp. 43-45.
| Note de contenu : |
DEPUIS quelque temps l’idée d’une fin du « moment démocratique » s’est imposée à un certain nombre d’esprits : colloques et textes se multiplient en France et en Europe et confortent l’hypothèse d’une régression historique de la démocratie. De fait, un constat s’impose : la croyance en une « expansion mondiale » de la démocratie, qui a suivi la chute du mur de Berlin en 1989, l’idée que la démocratie était désormais une valeur en voie d’universalisation a laissé la place à l’observation que la démocratie subissait des revers multiples. Pour beaucoup l’universalité démocratique est même remise en cause, ce qui est à l’origine de la tentation relativiste. Depuis 1989, les événements se sont multipliés :
"Les années 2003 à 2006 représentent, selon Pierre Hassner, le troisième acte d’un drame qui commence avec la chute de l’Union soviétique, qui continue avec l’attentat du 11 septembre 2001 et l’irruption du terrorisme globalisé au premier plan de la scène mondiale, et qui connaît une nouvelle phase sur le plan des rapports entre puissances, avec l’humiliation des États-Unis en Irak et leur perte générale de puissance et de prestige, la spectaculaire émergence de la Chine et de l’Inde, et la réémergence de la Russie comme menace pour ses voisins |
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