[article]
| Titre : |
L’identité chrétienne comme identité pascale |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Andrea Toniolo, Auteur |
| Année de publication : |
2025 |
| Article en page(s) : |
403 à 409 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
« La vérité est le “logos” qui crée le “dia-logos” et donc la communication et la communion. » (Caritas in veritate, 4). Le dia-logos est un élément constitutif du logos chrétien, la colonne vertébrale de la vérité révélée, attestant de sa valeur universelle. Cependant, dans un contexte de dispersion de la foi, de rupture de l’alliance entre la société et la religion, de pluralité culturelle et religieuse, de changements démographiques et religieux, de mondialisation qui menace les identités particulières, de montée des nationalismes et des populismes, le dialogue avec l’autre (le différent, le lointain, l’opposé) peut apparaître comme une forme de soumission, de faiblesse, de perte de la différence chrétienne. Les temps de crise et de dispersion sont un terrain fertile pour les fondamentalismes de toutes sortes, les radicalismes évangéliques, les oppositions, les nationalismes, souvent le résultat d’alliances entre la religion et la politique. Il est nécessaire d’affronter ces positions, toujours présentes dans les mouvements de l’histoire, qui cachent fréquemment des peurs, des insécurités et beaucoup d’ignorance sur sa propre identité et celle des autres. La tentation du fondamentalisme joue sur la peur de la dérive morale et hérétique. Même dans l’Église catholique, la conscience de son universalité et de sa pluralité — une conscience qui a mûri à Vatican II et qui a été mise en avant de manière décisive, bien que laborieuse, avec le chemin synodal — se heurte à des dynamiques traditionalistes qui ne sont nullement périphériques ou marginales, au nom de l’orthodoxie, de la morale, de l’ordre, de l’identité chrétienne, ce qui conduit en fait à une compréhension faible et instrumentalisée de cette dernière… |
in Lumen Vitae > 79/4 (2024) . - 403 à 409
[article] L’identité chrétienne comme identité pascale [texte imprimé] / Andrea Toniolo, Auteur . - 2025 . - 403 à 409. Langues : Français ( fre) in Lumen Vitae > 79/4 (2024) . - 403 à 409
| Résumé : |
« La vérité est le “logos” qui crée le “dia-logos” et donc la communication et la communion. » (Caritas in veritate, 4). Le dia-logos est un élément constitutif du logos chrétien, la colonne vertébrale de la vérité révélée, attestant de sa valeur universelle. Cependant, dans un contexte de dispersion de la foi, de rupture de l’alliance entre la société et la religion, de pluralité culturelle et religieuse, de changements démographiques et religieux, de mondialisation qui menace les identités particulières, de montée des nationalismes et des populismes, le dialogue avec l’autre (le différent, le lointain, l’opposé) peut apparaître comme une forme de soumission, de faiblesse, de perte de la différence chrétienne. Les temps de crise et de dispersion sont un terrain fertile pour les fondamentalismes de toutes sortes, les radicalismes évangéliques, les oppositions, les nationalismes, souvent le résultat d’alliances entre la religion et la politique. Il est nécessaire d’affronter ces positions, toujours présentes dans les mouvements de l’histoire, qui cachent fréquemment des peurs, des insécurités et beaucoup d’ignorance sur sa propre identité et celle des autres. La tentation du fondamentalisme joue sur la peur de la dérive morale et hérétique. Même dans l’Église catholique, la conscience de son universalité et de sa pluralité — une conscience qui a mûri à Vatican II et qui a été mise en avant de manière décisive, bien que laborieuse, avec le chemin synodal — se heurte à des dynamiques traditionalistes qui ne sont nullement périphériques ou marginales, au nom de l’orthodoxie, de la morale, de l’ordre, de l’identité chrétienne, ce qui conduit en fait à une compréhension faible et instrumentalisée de cette dernière… |
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