Université Don Bosco de Lubumbashi
[article]
| Titre : |
Suis-je à la place de dieu, moi ? : Note sur Gn 30,2 et 50,19 et l’intention théologique de la Genèse |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Marc Rastoin, Auteur |
| Année de publication : |
2008 |
| Article en page(s) : |
pp. 333-347. |
| Langues : |
Français (fre) |
| Résumé : |
Le parallèle entre Gn 30,2 et Gn 50,19 a souvent été remarqué par les commentateurs. Ce sont les seuls versets bibliques où l’on rencontre l’expression : « Suis-je à la place de Dieu, moi ? » Ces occurrences nous instruisent non seulement sur la façon dont a été effectuée la rédaction finale de la Genèse (au moyen de reprises sémantiques créant des effets d’échos) mais aussi sur l’intention théologique globale de la Genèse. Il y a bien un lien entre le don de la vie et le pardon, questions qui, depuis Adam, Ève et Caïn, propulsent le récit. Et si l’être humain ne peut vouloir se mettre « à la place de Dieu », il n’en dispose pas moins d’une vraie capacité à créer et à pardonner. Joseph est bien le sommet de la trajectoire éthique et théologique de la Genèse. Que cet achèvement du récit du premier livre de la Loi ait été rendu possible grâce à la technique du « roman » égyptien ne fait que souligner combien Israël a su s’inspirer de la sagesse des Nations pour mieux se comprendre. |
in Revue biblique > 114/3 (2007) . - pp. 333-347.
[article] Suis-je à la place de dieu, moi ? : Note sur Gn 30,2 et 50,19 et l’intention théologique de la Genèse [texte imprimé] / Marc Rastoin, Auteur . - 2008 . - pp. 333-347. Langues : Français ( fre) in Revue biblique > 114/3 (2007) . - pp. 333-347.
| Résumé : |
Le parallèle entre Gn 30,2 et Gn 50,19 a souvent été remarqué par les commentateurs. Ce sont les seuls versets bibliques où l’on rencontre l’expression : « Suis-je à la place de Dieu, moi ? » Ces occurrences nous instruisent non seulement sur la façon dont a été effectuée la rédaction finale de la Genèse (au moyen de reprises sémantiques créant des effets d’échos) mais aussi sur l’intention théologique globale de la Genèse. Il y a bien un lien entre le don de la vie et le pardon, questions qui, depuis Adam, Ève et Caïn, propulsent le récit. Et si l’être humain ne peut vouloir se mettre « à la place de Dieu », il n’en dispose pas moins d’une vraie capacité à créer et à pardonner. Joseph est bien le sommet de la trajectoire éthique et théologique de la Genèse. Que cet achèvement du récit du premier livre de la Loi ait été rendu possible grâce à la technique du « roman » égyptien ne fait que souligner combien Israël a su s’inspirer de la sagesse des Nations pour mieux se comprendre. |
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